Grâce à ce chapitre tu vas être capable de répondre aux questions suivantes :
– Comment les populations font-elles pour habiter des espaces à fortes contraintes naturelles ou/et de grande biodiversité ?
Etudes de cas
Guyane française

Habiter la forêt amazonienne, en Guyane
Les habitants de la forêt guyanaise utilisent les ressources naturelles pour se nourrir (abattis, chasse, pêche). Le fleuve leur permet de se laver et de se déplacer.
L’orpaillage illégal menace leur mode de vie en polluant l’eau, ce qui met en danger leur santé et leur environnement.
La forêt guyanaise est un espace à fortes contraintes naturelles et de grande biodiversité.
Vocabulaire
Abattis : méthode ancienne d’agriculture sur brûlis pratiquée en Guyane.
Biodiversité : tous les êtres vivants (animaux, plantes…) et les milieux naturels (forêts, mers, rivières…) où ils vivent.
Opraillage : recherche d’or.
Photographie du village de Twenké, en Guyane française
Croquis de paysage du village de Twenké, en Amazonie
El Oued (Algérie)
El Oued, une ville dans le désert du Sahara
El Oued est une ville du Sahara (désert chaud) où les habitants pratiquent une agriculture adaptée au désert (ghouts et champs circulaires).
Cependant, l’agriculture intensive utilise beaucoup d’eau et met en danger l’équilibre naturel de la région.

Vocabulaire
Agriculture intensive : griculture qui cherche à produire beaucoup grâce à des techniques modernes (machines, engrais…).
Ghout : jardin creusé dans le sable du désert pour cultiver des plantes.
L’extension de l’agriculture à El Oued vue par satellite (2000-2020)
Ma leçon

1. Des espaces difficiles à habiter
Certains espaces sont peu peuplés à cause de conditions naturelles difficiles.
Les forêts équatoriales (Amazonie) sont très denses et difficiles d’accès.
Les déserts chauds (Sahara) manquent d’eau et les températures y sont très élevées dans la journée.
Les déserts froids (Sibérie) ont des températures glaciales.
Les montagnes (Himalaya) ont des pentes raides et un climat froid.
Le changement climatique aggrave parfois ces contraintes. Seuls 2 % des humains vivent dans ces milieux.
2. Comment les humains s’adaptent-ils ?
Les habitants trouvent des solutions pour vivre dans ces milieux en aménageant leur environnement.
Dans la forêt amazonienne, les populations déboisent des parcelles (abattis) pour cultiver la terre.
Dans le désert du Sahara, comme à El Oued, les habitants utilisent les ghouts et les champs circulaires pour pratiquer l’agriculture.
En montagne, les cultures en terrasses permettent de cultiver malgré la pente.
Mais ces aménagements peuvent fragiliser l’environnement. En Amazonie, la déforestation menace la biodiversité.
3. Des espaces qui ont des atouts
Malgré leurs contraintes, ces milieux attirent les humains pour différentes raisons.
Le tourisme se développe en montagne (stations de ski), dans le désert et en forêt tropicale (écotourisme).
Les chercheurs étudient ces milieux extrêmes. En Guyane, certaines plantes tropicales peuvent être utilisées en médecine.
Pour protéger ces espaces fragiles, certains pays créent des réserves naturelles, comme le Parc amazonien de Guyane.
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